Premier acte: Marche des Vieux
274
Je cherche des gens pour me poser des ventouses! Cette maladie, ce maudit lumbago, est terrible.
Dans notre village, ô ma mère, hélas! cette maladie m'empêche de marcher.
Je prends le manche (de ma pioche), je m'en vais aux champs labourer...
La voilà qui m'empêche d'aller!
Et voilà que cela fâche (mes parents) de me voir assis (sans rien faire).
Elle peut bien se fâcher, la belle! la belle marcheuse!
Second acte
275
Le gendre: Je m'en vais! je m'en vais! je m'en vais avec dégoût.
Qu'on la chasse et qu'elle aille mourir dans la brousse.
La fille: J'ai pitié (quand je vois) la petite vérole qui fait ses ravages et gâte le visage.
Ici, chez nous, au village de Mpatchiki, nous ne vivons plus! nous n'avons plus de bonté les uns pour les autres, entre parents.
C'est la faute de cette affreuse maladie.
Cette maladie est vraiment terrible. mon seigneur!
Elle a chassé le gendre de chez lui; il part; mais il revient en proférant des propos méchants! La vieille passe par ici, on l'expulse; elle s'en va, elle va mourir dans la brousse.
Troisième acte
Mon ami Mahlahlane...
Dis toujours, mon frère!
Danse, mon frère!
Tu danses bien mieux que moi, mon frère, mais cela ne fait rien.
Je ne savais pas que
quand même tu es mon frère
j'aurais pu te réjouir par ma danse,
Nhaviyana.
C'est cela,
Nhaviyana, les gens du village du chef...
C'est cela,
Nhaviyana, les musulmans...
Cela fait des miracles!
???
Le jour d'hier
???
Je me retourne, voilà ce que je fais
Quatrième acte
Ma mère, que dirai-je?
Eh oui! Glorifions notre chef, Mpatchiki, celui qui aime à jouer avec les tout petits enfants!
Nous dansons le Rongué, Mpatchiki!
L'écho (de nos chants) nous est renvoyé par les dieux, tout du long de nos villages.
Cinquième acte
Laissez-moi vous raconter...
Quelles bêtises veux-tu raconter?
Laissez-moi vous raconter...
Nous autre, de chez Bidjiankomo (voici ce que nous disons):
Il y a un jour pour les chansons, c'est aujourd'hui
Quant aux labours tu n'en es pas capable,
Gebouza! (toi qui flânes) sous ton grand nkagne aux fruits amers! Il y a un jour pour les chansons: c'est aujourd'hui.
Dans notre village, ô ma mère, hélas! cette maladie m'empêche de marcher.
Je prends le manche (de ma pioche), je m'en vais aux champs labourer...
La voilà qui m'empêche d'aller!
Et voilà que cela fâche (mes parents) de me voir assis (sans rien faire).
Elle peut bien se fâcher, la belle! la belle marcheuse!
Second acte
Qu'on la chasse et qu'elle aille mourir dans la brousse.
La fille: J'ai pitié (quand je vois) la petite vérole qui fait ses ravages et gâte le visage.
Ici, chez nous, au village de Mpatchiki, nous ne vivons plus! nous n'avons plus de bonté les uns pour les autres, entre parents.
C'est la faute de cette affreuse maladie.
Cette maladie est vraiment terrible. mon seigneur!
Elle a chassé le gendre de chez lui; il part; mais il revient en proférant des propos méchants! La vieille passe par ici, on l'expulse; elle s'en va, elle va mourir dans la brousse.
Troisième acte
Dis toujours, mon frère!
Danse, mon frère!
Tu danses bien mieux que moi, mon frère, mais cela ne fait rien.
Je ne savais pas que
quand même tu es mon frère
j'aurais pu te réjouir par ma danse,
Nhaviyana.
C'est cela,
Nhaviyana, les gens du village du chef...
C'est cela,
Nhaviyana, les musulmans...
Cela fait des miracles!
???
Le jour d'hier
???
Je me retourne, voilà ce que je fais
Quatrième acte
Ma mère, que dirai-je?
Eh oui! Glorifions notre chef, Mpatchiki, celui qui aime à jouer avec les tout petits enfants!
Nous dansons le Rongué, Mpatchiki!
L'écho (de nos chants) nous est renvoyé par les dieux, tout du long de nos villages.
Cinquième acte
Quelles bêtises veux-tu raconter?
Laissez-moi vous raconter...
Nous autre, de chez Bidjiankomo (voici ce que nous disons):
Il y a un jour pour les chansons, c'est aujourd'hui
Quant aux labours tu n'en es pas capable,
Gebouza! (toi qui flânes) sous ton grand nkagne aux fruits amers! Il y a un jour pour les chansons: c'est aujourd'hui.
Le Rongué à Chirindja
I
Procession des vieux
Je cherche des gens pour me poser des ventouses! cette maladie terrible
Dans notre village ma mère, wé! maladie m'empêche de marcher
Je prends le manche, m'en vais aux champs labourer
La voilà qui m'empêche d'aller.
Et voilà que cela fâche de me voir assis
Et peut bien se fâcher la belle la belle marcheuse.
II
Le gendre: Je m'en vais je m'en vais je m'en vais dégoûté
qu'on la chasse et qu'elle aille mourir dans la brousse
La fille: J'ai pitié la petite vérole s'est aplatie sur nous et perce le visage ciel nocturne
Ici chez nous au village de Mpatchiki, nous ne vivons plus
Nous ne sommes plus bons les uns pour les autres, entre parents à cause de cette affreuse maladie
Cette maladie est vraiment terrible mon Dieu
Elle a chassé le gendre de chez lui. Il part. Mais revient en proférant des propos méchants. La vieille passe par ici, on la chasse, elle s'en va, va mourir dans la brousse
III
Gebouza el Mahlahlane
Mon ami Mahlahlane
— Dis toujours mon frère
Danse mon frère
Tu danses bien mieux que moi
mon frère mais cela ne fait rien
Je ne savais pas que
Quand même tu es mon frère
J'aurais pu te réjouir par ma danse
Nhaviyana
— C'est cela Eee!
Nhaviyana les gens du village et le chef
— Eee! c'est cela
Nhaviyana les musulmans
Cela fait des miracles
Khoumbou —Khorumboudja Mayingamdleda
Le jour d'hier
Je me retourne voilà ce que je fais
Koupa—Koupa ha
IV
Chiombelane Battement des mains
Ma mère que dirai-je?
Eh oui! Glorifions notre chef, Mpatchiki celui qui aime jouer avec les tout petits enfants
Nous dansons le Rongué, Mpatchiki
L'écho rappelé par les dieux tout le long de nos villages
V
Gebouza:
Laisse-moi vous dire
Le chœur:
Quelles bêtises veux-tu raconter?
— Laisse-moi vous dire
Nous autre de chez Bidjiankomo:
il y a un jour pour les chansons c'est aujourd'hui
Quant aux labours tu n'es pas capable
Gebouza, toi qui flânes, sous ton grand nkagne aux fruits amers! Il y a un jour pour les chansons: c'est aujourd'hui
I
Procession des vieux
Je cherche des gens pour me poser des ventouses! cette maladie terrible
Dans notre village ma mère, wé! maladie m'empêche de marcher
Je prends le manche, m'en vais aux champs labourer
La voilà qui m'empêche d'aller.
Et voilà que cela fâche de me voir assis
Et peut bien se fâcher la belle la belle marcheuse.
II
Le gendre: Je m'en vais je m'en vais je m'en vais dégoûté
qu'on la chasse et qu'elle aille mourir dans la brousse
La fille: J'ai pitié la petite vérole s'est aplatie sur nous et perce le visage ciel nocturne
Ici chez nous au village de Mpatchiki, nous ne vivons plus
Nous ne sommes plus bons les uns pour les autres, entre parents à cause de cette affreuse maladie
Cette maladie est vraiment terrible mon Dieu
Elle a chassé le gendre de chez lui. Il part. Mais revient en proférant des propos méchants. La vieille passe par ici, on la chasse, elle s'en va, va mourir dans la brousse
III
Gebouza el Mahlahlane
Mon ami Mahlahlane
— Dis toujours mon frère
Danse mon frère
Tu danses bien mieux que moi
mon frère mais cela ne fait rien
Je ne savais pas que
Quand même tu es mon frère
J'aurais pu te réjouir par ma danse
Nhaviyana
— C'est cela Eee!
Nhaviyana les gens du village et le chef
— Eee! c'est cela
Nhaviyana les musulmans
Cela fait des miracles
Khoumbou —Khorumboudja Mayingamdleda
Le jour d'hier
Je me retourne voilà ce que je fais
Koupa—Koupa ha
IV
Chiombelane Battement des mains
Ma mère que dirai-je?
Eh oui! Glorifions notre chef, Mpatchiki celui qui aime jouer avec les tout petits enfants
Nous dansons le Rongué, Mpatchiki
L'écho rappelé par les dieux tout le long de nos villages
V
Gebouza:
Laisse-moi vous dire
Le chœur:
Quelles bêtises veux-tu raconter?
— Laisse-moi vous dire
Nous autre de chez Bidjiankomo:
il y a un jour pour les chansons c'est aujourd'hui
Quant aux labours tu n'es pas capable
Gebouza, toi qui flânes, sous ton grand nkagne aux fruits amers! Il y a un jour pour les chansons: c'est aujourd'hui